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    <title><![CDATA[philippe parichot: le blog]]></title>
    <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/</link>
    <description>Blog d'expression libre sur des sujets divers et variés ce blog se veut un reflet imparfait et partial de ce que j'appellerai pour simplifier: ma vie.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[philippe parichot: le blog]]></title>
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    <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 03:45:03 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 03:45:03 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, Philippe Parichot</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Paddington, Sydney, Australia]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-paddington-sydney-australia-41915526.html</link>        <description><![CDATA[<a onclick="return !window.open(this);" href="http://www.flickr.com/photos/30265340@N00/4202435149"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2498/4202435149_90d07621eb.jpg" class="CtreTexte" alt=
  "4202435149_90d07621eb.jpg"></a><br>
  <div style="text-align: center;">
    Il n'y a que le langage de tangible
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <div>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 12pt;">En puissance.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">Je suis dans un Bar à Paddington, Sydney, Australia, nous sommes le 26 décembre 2009, il est presque Midi. C’est l’heure du démon. Nul bilan mais un constat. Je
      suis là, vivant, vif, en mesure de lire et d’écrire (les deux activités sont très proches). C’est un très vieux choix pour moi, celui des lettres et des livres, de la Littérature. Tout a voulu
      en permanence me donner tort, et continuera. La débilité affligeante de la so-disant Littérature de mon Temps, son passage à l’Entertaiment, au divertissement des employés. “Tu n’as rien à y
      gagner” me fait-on gentiment comprendre..., “tu n’as que du temps à perdre, le Monde va un chemin d’images, il veut son film.” Soit. Mais moi je maintiens que l’important c’est le scénario.
      Mieux: le commentaire des images. Qui débouche invariablement sur d’autres phrases c’est à dire un autre corps, une autre vie. Invisible. Mais tangible. Je me souviens de cette phrase de
      l’écrivain vivant Patrick Modiano qu’un magazine avait opportunément placardé en grandes lettres, immenses, sur les murs de Paris. “IL N’Y A QUE LE LANGAGE DE TANGIBLE”. Comprenne qui pourra.
      Alors je rejoins la table de mon Bar, la bière à droite, pour donner une contenance acceptable, à ma position, légèrement penchée, sur le Macbook Air, de type quelconque. La meilleure, la plus
      discrète. ( il ne faut pas hésiter à passer pour un imbécile, en bon taoïste, je soigne pour ma part mon image de semi-crétin, je fais des photos sans arrêt, des vidéos débiles, je dis que
      j’aime les voitures, le football, j’affecte des opinions quelconques - n’ importe lesquelles d’ailleurs, qu’ils se débrouillent, c’est comme de donner à manger aux chiens...) . L’important est
      que les pestes me laissent tranquilles, et la très longue cohorte des abrutis. Si les images ne sont que des appels désespérés à la parole, l’écriture, elle, sort de l’invisible.</span><br>
      <br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">Je sais lire, je sais écrire. je suis presque seul à le dire: çà vaut de l’or. C’est l’Or.</span><br>
      <br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">J’ai bien vu ces dernières années, avec la naissance de Thalia, s'amasser contre moi des violences considérables dont le but caché est toujours le même:
      m’empêcher d’écrire. Me convaincre de l’inutilité de cette satanée culture (oui, oui, la culture est devenue le Satan de nos sociétés aveugles et sourdes), ces saloperies de bouquin (comment ne
      pas noter le mélange de Fascination et d’antipathie des gens pour ma bibliothèque parisienne, physique, massive, virile, nerveuse, arc boutée de puissance, et dont on ne manque jamais de dire
      qu’elle va brûler un jour)&nbsp; qui font toute ma Passion, qui me rendent soudain terriblement grave et sérieux (ce qui ne va pas sans rire). La Nature, la Reproduction, la Famille, l’Argent,
      la Mort, le Mépris, l’Alcool, la Nourriture (le Ventre) la Haine, le Sexe stupide, le Talent des autres: on aura tout opposé à cette petite musique, ma petite musique, qui continue son chemin
      sous mes doigts glissant sur le clavier. (j’écris presque sans ratures). Mes ennemis sont toujours les mêmes: les biologistes, les pseudos écrivains, les journalistes, les puits de morale, les
      mères de famille, les politiques etc... Oh que j’aurai rencontré peu de bienveillance dans ma courte vie. Et derrière tout çà un seul motif véritable: ils sentent. ils sentent nerveusement que
      ce type (moi) en sait un bout sur ce qui leur échappe, en a un Bout qu’elles ne contrôlent pas tout à fait.</span><br>
      <br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">En fait la grande question est de savoir comment tenir dans cet Univers de brouillage permanent, de haine des Lettres, qui caractérise notre Epoque. Comment
      garder le Nord, la boussole bien orientée, quand presque tout (films, télés, les pseudos-écrivains mais aussi le soit disant “réel” lui même, vos proches...) n’a de cesse de tout rendre confus,
      incompréhensible, falsifié.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Il y a des clés. je veux dire que notre quotidien est compréhensible, pensable, et peut être pas si compliqué, et que le Mensonge Général, hyper-masqué sous
      la forme de la Haute Définition du rendu visuel, se laisse sans problèmes dissoudre par une pensée soutenue, informée.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/225x300/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2-1887.JPG" class="CtreTexte" alt="nouveau-2-1887.JPG"></span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">je me pose la question, là en Australie de l’autre côté de mes propres pieds, à l’envers de mon propre sommeil.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;A titre personnel j’ai mes techniques. Chacun peut avoir la sienne.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">Pour ma part je ne me déplace jamais de l’autre côté du Monde sans un exemplaire électronique de la Recherche du Temps Perdu. Marcel Proust, immédiatement, me
      replace su le bon chemin de la perception du quotidien: Bon gôut, intelligence précise sensible, sans arrogance. J’ai également une édition des Poésies de Lautréamont, HAUTE MORALE qui donne le
      ton à mes journées et me guérissent avec l’efficacité d’un vaccin des langueurs du XIXème siècle et des tentations vulgaires de la Dépression.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">Enfin, c’est plus lourd, mon exemplaire physique de la Biographie de Baudelaire par Pichon et Ziegler. Je l’ai lue plusieurs fois, c’est un très gros livre,
      excellemment informé, à chaque fois que je le vois je me concentre et je me remémore la vie de ce Saint de la Modernité que fut Charles Baudelaire, une de ces vies qui donnent le LA pour
      entendre et comprendre ce que nous vivons.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, le temps d’écrire cette page, une heure, le bar s’est rempli, les australiens sont arrivés, trois filles et un garçon,
      manifestement sans intérêt (banalité, ennuis, lieux communs “o really” etc... ) viennent de s’installer sur les banquettes en face de moi. Une des filles rit (pour attirer l’attention des mâles
      environnants, dirait Georges Bataille.) Je laisse un pourboire à la serveuse (pure blonde): Tips makes you sexy. Un des mâles s’éclipse discrètement. Je tire le rideau sur cette courte scène de
      mon théâtre personnel.</span><br>
      <br>
      <span style="font-size: 12pt;">A bientôt... peut-être...</span>
    </div><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 03:19:00 +0100</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-paddington-sydney-australia-41915526.html</guid>
                <category>aaaahooooohparichotphilippe</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-paddington-sydney-australia-41915526-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et c'est reparti pour un Tour]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-41361124.html</link>        <description><![CDATA[<img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/API/2009-12/image0-2009-12-10-22-12-24--0100.jpeg" height="284" width="382"><br>
  <div style="text-align: center;">
    la nuit singapourienne
  </div><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">...çà y est, c'est parti... çà devait revenir un jour ou l'autre... je repars en voyage...<br>
    <br>
    A nouveau 1 mois de l'autre coté du Monde, Histoire d'oublier ce côté-ci et cette effroyable ambiance, vénéneuse et venimeuse, qui empoisonne l'air européen- ce dont témoigne inconsciemment le
    "sommet" de Copenhague (quel humour), car la pollution chers amis n'est pas là où&nbsp; l'on pense... Oh que non... ni dans ces fameux "gaz à effets de serre" dont ces gens là se gaussent à la
    fin de leurs copieux repas.<br>
    <br>
    Mais bien plutôt dans cet effroyable climat de moralisme&nbsp; huileux (étonnant tout de même tous ces gens qui vont s'attabler pour parler soi disant "au nom du Bien") -</span> <span style=
    "font-size: 12pt;">mais qui les croit !!!! ?</span> <span style="font-size: 12pt;">- ceux qui sont censés nous "diriger" sont devenus si obtus à eux mêmes qu'ils en sont venus à&nbsp; croire à
    leurs propres mensonges !!! ou est ce que le doute planant toujours plus sur leur bonne foi il ne leur reste plus qu'à insister de toutes leurs forces dans l'espoir que l'imposture sera invisible
    et que "çà passera quand même") qui vient chiennement tout saloper de ses contorsions vertueuses d'hystérique qui n'y arrive pas (que l'on me pardonne cette affreuse image mais c'est bien de cela
    dont ils s'agit) et s'en sort toujours avec des onctions de vieux moine et des délicatesses de Dandy anglais. Oh cet "accord non contraignant" dont on m'apporte l'apaisante nouvelle à
    l'instant.<br>
    <br>
    Méfiez vous chers amis de tous ceux qui parlent "au nom du Bien" , et plus encore ceux qui se présentent (et le sont peut-être) comme Vertueux. Ce sont soit des menteurs, soit&nbsp; des monstres
    d'Orgueil et d'intolérance, ce qui est sûrement pire- encore - sachez qu' ils n'auront de cesse de vous détruire méthodiquement, bien mielleusement, par Vertu.<br>
    <br>
    De mon côté j'ajoute dans cette humble tribune "Qu'il soit définitivement éclairci que les bien pensants de l'économie "blanche ", officielle, et les mafias les plus immondes marchent main dans
    la main, absolument ensemble,&nbsp; indéféctiblement, et que c'est une question de dialectique élémentaire." Et que de l'écrire, çà ne me fait pas du tout plaisir.<br>
    <br>
    Quant à moi, qui ne parle au nom d'aucun bien, si ce n'est peut-être&nbsp; parfois de mon bien-être, je vous propose, aussi peu innocemment que possible, après une nuit passée à 12000 mètres
    d'altitude, une vue de Singapour depuis ma chambrette.&nbsp; (j'ai révé écrire une nuit singapourienne et l'ajouter aux Nouvelles du jeune Paul Morand ) C'était Le 15 décembre 2009 au soir.<br>
    <br>
    A bientôt sur la route australe.<br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 22:11:00 +0100</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-41361124.html</guid>
                <category>aaaahooooohparichotphilippe</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-41361124-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ma Fille]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-40030154.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/API/2009-11/image0-2009-11-25-16-39-20--0100.jpeg"><br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/API/2009-11/image1-2009-11-25-16-39-38--0100.jpeg"><br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/API/2009-11/image2-2009-11-25-16-39-45--0100.jpeg"><br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Nov 2009 16:39:00 +0100</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-40030154.html</guid>
                <category>Deux ou trois choses que je sais de lui</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-40030154-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un Nice en Hiver]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-un-nice-en-hiver-39344461.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1656-copie-1.jpg" class="CtreTexte" height="400" width="300"><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br>
    Il n'y rien pour moi de plus "fou" et amusant, divertissant, déconcertant, que de me retrouver en quelques heures d'avion sur un balcon de l'hotel Suisse, à Nice, à pic de la grande bleue, à des
    kilomètres mentaux de mon bureau parisien. Ce sont mes antipodes, vraiment à rire, et c'est comme de marcher sur ma propre tête.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nice est une ville étrange où je viens déjà depuis plusieurs années, attiré par l’étonnante beauté du lieu, et des raisons plus mystérieuses. Sans doute au début, ai-je
    obéi à ce vieil atavisme culturel qui pousse depuis plus de cent ans les Parisiens sur la Riviera. J’ai ainsi de ces demi-siècles de retard. On cherchait alors le soleil, les nuits débridées, les
    plaisirs interdits. Nice c’était, sous la troisième République, l’occasion de quelques embardées ithyphalliques, de fougueuses virées saphiques, en dehors des moeurs autorisées. Les plus sages
    venaient y réchauffer leurs barbes à pointes, les dames y défriper leurs frous frous. Les plus fragiles allongeaient leurs jambes sur les bancs, et les recouvraient d’une couverture. On soignait
    ainsi la tuberculose.&nbsp;<br>
    <br>
    Des textes, qu’un siècle à peine a rendu plus vieux que des grimoires, m’assurent que l’on a jouit parmi ces cactus et ces agaves, rit et dansé sous les plafonds de ces palais aux équivoques
    colonnades. Jean Lorrain, Huysmans, Maupassant, Marcel Proust, bien d’autres dont les noms ont jauni plus vite que leurs pages. L’inoubliable Paul Morand a décrit tout cela dans un excellent
    livre que l’on doit encore trouver chez les bouquinistes en cherchant bien: <em>"1900"</em>. Vous pouvez le lire sans crainte de vous endormir. Il vaut mieux à lui seul que tous les prix
    littéraires de cette année, empilés.<br>
    <br>
    Le soleil est resté.<br>
    <br>
    Tout ce qu’il voit est nouveau.<br>
    <br>
    Envolés lorettes, fins moustachus et chapeau-claques.<br>
    <br>
    Sur les bancs somnolent des retraités lorrains après un repas de midi arrosé. Ils ronflent doucement. En contrebas de la promenade des anglais, devenue l’autoroute des allourdis (je parle des
    voitures), un restaurant Chinois qui se fait passer pour un Thaï, finit d’écouler dans la sauce au poivre la dernière portée de son chien (répugnant mais vraisemblable),&nbsp; et rit dans sa
    barbe absente de la bêtise des touristes qui avalent tout. Nice a beau s’accrocher à sa côte, l’Argent est la dernière boussole d’un Monde qui est parti depuis longtemps à la dérive et dont je ne
    sais pas trop où il arrivera. Sans trop m’étonner je dors à l’hotel de New York et je dîne au café de Lyon.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1647-copie-1.jpg" class="CtreTexte" height="400" width="300"><br>
    <br>
    Plus reconnaissable et bien typique de l’identité française (pour sacrifier au débat du jour) un bourgeois aux épaules étroites s’arrête avec Madame, jaune et ratatinée dans sa pelisse, crispée
    sur son sac à main et qui marche, suspicieuse, avec l’air de renifler les mauvaises odeurs; on dirait un clone de Madame Chirac. Il gare sa pesante Jaguar vert-pomme devant l'hôtel, puis, sans
    jamais quitter sa voiture des yeux (hantise de la voir griffée), ayant définitivement décrété sa femme imbaisable (ce que je confirme), il extirpe de sa poche le volume rouge et replet du guide
    Michelin. Les jolies prostituées roumaines qui boivent dans des éclats de jambes du Meursault Blanc à la terrasse du Queenie le font marcher en baissant la tête.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1660-copie-1.jpg" class="CtreTexte" height="400" width="300"><br>
    <br>
    Nice est une ville difficile, du moins pour moi, en ce sens qu’elle est si Belle, sa Baie des Anges est si somptueuse, qu’elle peut avoir quelque chose de fascinant dont on ne se remet jamais. Il
    est impératif de rendre le paysage au langage, de le décrire avec des mots pour le rendre supportable, c’est l’antidote pour tout ce qui se prévaut d’images; c’est aussi une ville qui se laisse
    swinguer, qui en appelle au Jazz comme à une délivrance, Nice appelle l’éclat sonore de la trompette, la tache solaire du saxophone, à la manière de ces dames alanguies qui désirent la jouissance
    et leur amoureux pour se délivrer de leur excès de beauté.<br>
    <br>
    L’élégant écrivain Patrick Modiano, dont j’ai relu l’agréable petit roman «Dimanches d'août», a exagéré la mélancolie du lieu, mais il a très bien rendu, à coup de subjonctif imparfait et
    d’histoires abracadabrantes, un certain charme de Nice sous la pluie. C’est son regard. Il a vu surtout la tristesse de cette ville, quand elle parait payer à crédit les excès d’heures plus
    brillantes. Ma réalité est plus contrastée.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1645-copie-1.jpg" class="CtreTexte" height="224" width="300"><br>
    <br>
    Aujourd’hui on danse ailleurs, à Berlin, Zara ou Goa, des rigodons dégingandés qui en disent long sans jamais rien dire (la Techno). Et Nice est redevenue une grand ville de Régions, aux collines
    peuplées et aux palaces vides, dont la plupart sont devenus ce mot barbare: des co-propriétés. Là où les Tsars troussaient debout des femmes blanches comme des pots de crème, là où Tchekov et
    Tchaikovsky composaient leurs chef d’oeuvre à la lumière de la première électricité, là où Jean Lorrain, qui se surnommait lui même «l’enfilanthrope» raillait et ironisait sur une fin de siècle
    qu’il crachait avec ses poumons de sang, le soir on regarde «des racines et des ailes» la télévision.&nbsp; Ou le doux rondouillet présentateur de Thalassa, et ses pulls inénarrables, qui donne
    toujours l’impression de sortir de table.&nbsp; C’est que, Mesdames et Messieurs, nous sommes désormais à l’Epoque des investissements rentables et de l’économie de Marché, Ennemis Jurés du
    Plaisir, quoi qu’on dise.<br>
    <br>
    Rien de grave. Pour moi en tous cas. De toutes manières avec ma petite famille, des biberons en bandoulière qui me glissent jusqu’aux genoux, et une poussette pour enfants Maclaren en guise de
    Bugatti décapotable, je trébuche plus souvent qu’à mon tour, et il faut avouer qu’à mon âge et dans ma condition, je ferais un débauché bien ridicule.<br>
    <br>
    Parfois, sur la plage, des jolies femmes se dénudent et se souviennent qu’elles ont été des coquillages.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Nov 2009 10:09:00 +0100</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-un-nice-en-hiver-39344461.html</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Amoureux]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-39038983.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/API/2009-11/image0-2009-11-09-08-50-32--0100.jpeg"><br>
  On dirait le Sud Le temps dure longtemps]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 08:50:00 +0100</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-39038983.html</guid>
                        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-39038983-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[la bonne Vie]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-la-bonne-vie-38119588.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <br>
  <br>
  <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_6093-copie-1.jpg" height="332" width="500"><br>
  <div style="text-align: center;">
    <br>
    premier café
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <div>
    <div class="clearfix" style="width: 220px;">
      <div class="deezercob">
        <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
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        </div>
      </div>
    </div>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Tout commence par la conscience de soi, laquelle est forcément limitée. Nous en sommes là.<br>
    <br>
    Parfois sortant de ma douce torpeur de lettré poli, je me penche sur le balcon des ans, et je regarde mon siècle.<br>
    <br>
    En nos temps désertés du combat Politique, d’un Ennui prodigieux, où pour les années 2000, le sommet du débat aura consisté à Paris à organiser un système de partage de vélos (les vrais partages
    , juteux, ont eu lieu dans l’obscurité de cette farce), un âne aurait pu être Président, et une grenouille porte parole du Parti Socialiste, qu’on n’y aurait vu que du feu.<br>
    <br>
    Chers lecteurs, chères lectrices, souvenons nous: le ton avait été donné en Amérique il y a quelques années, avec l’élection de l’acteur Ronald Reagan. Ont suivi le brillant intellectuel Arnold
    Schwarzenneger, et cet autre acteur mal récompensé qu’était le fantaisiste Bill Clinton (surnommé par ses proches Pimpon Larirette). Bientôt interviendront des chanteuses sans doute et ce sera
    justice, en attendant des comiques, des journalistes et des footballeurs. Voilà bien longtemps que le mot député faire rire les députés eux mêmes. Aux Etats-Unis toujours en avance d’une mode, il
    s’en fut d’un rien qu’une reine de beauté, aux talents de gorge renommés, ne perçât. Sarah Palin. Un autre monstre de culture celle-ci, croyez moi, qui avait d’ailleurs proposé de brûler les
    livres de William Faulkner, prouvant par là que contre toute attente elle savait peut être lire. Tout aussi convaincant fut Ahmed Ahmaninedjad, le président Iranien, cette merveille de tolérance
    et d’ouverture d’esprit, qui s’est fendu récemment d’un “les français méritent mieux comme Président que Nicolas Sarkozy” dont je suis resté tout chose. Je partageais donc les opinions d’un
    gardien de la révolution islamique ! Bougre de nom d’un petit bout de bois. Tout va donc si bien que je ne serai pas étonné d’apprendre un jour, entre deux promenades-lectures au parc Monceau,
    que nous sommes représentés par un judoka. Il sera élu et ce sera de droit. Et que personne ne vienne dire que ce n’est pas mérité.<br>
    <br>
    A vrai dire l'exhibitionnisme actuel, mué communication, du pseudo-débat public a pris un tour tel que désormais le&nbsp; plus atroce est à craindre. Et depuis que j'ai appris que&nbsp;&nbsp;
    François Bayrou avait dévoilé son programme à la Grande Motte (on ne sait ce qu'elle en a pensé), et lu l'étrange apologie de la sodomie à sec dans les oeuvres complètes de Frédéric Mitterrand,
    je me suis décidé à envisager le pire avec angoisse: une sex-tape de Michelle Alliot-Marie, en buzz sur You Tube.&nbsp; Un cauchemar. Nous n'en réchapperions peut-être pas.<br>
    <br>
    Tout ceci n’a bien sûr rien d’étonnant. “Au stade du spectaculaire intégré” comme disait Guy Debord, - dont les oeuvres viennent précisément d’être l’objet d’une tentative d’intégration à la
    BNF-, Les vraies décisions se prennent ailleurs que dans les programmes du Show permanent.&nbsp; Et les représentants du peuple sont purement décoratifs. Ce sont les personnages peints d’un
    paravent destiné à masquer des orgies d’un autre âge. Aussi notre Césarounet local, plus hypocrite qu’un communiste chinois, a bien du mérite à donner du mensonge frontal en serrant les dents et
    en haussant les épaules (exercice hautement difficile qui ne peut générer que des tics). Et de pistonner son fiston qui a redoublé 4 fois, tout en parlant d’Egalité des chances. C’est sans doute
    ce qu’il appelle agir. Pris la main dans le sac il me fait l’effet de Sganarelle qui pour faire diversion jouerait&nbsp; du Racine. Pauvre France.<br>
    <br>
    &nbsp;Mais passons. Que vogue leur galère. L’Histoire future, quand elle fera le dépars, ne gardera j’en suis sûr de nos Temps lourds et superficiels qu’une sensation de bruit de fond désagréable
    dans le goût horripilant des flons flons forains. Et dans les coulisses éclaircies du Spectacle on découvrira sans doute bien des choses qui ne feront la gloire de personne. Aussi faisons nous
    bien de fermer nos oreilles ( Rameau et le bon goût français pour accompagner ce billet ) aux fredons du temps et d’écouter de la vraie musique.<br>
    <br>
    Ceci dit, je retourne à mes lectures, “En attendant de jouir dans le ciel de la récompense de mes vertus” pour pasticher Beyle, je vous salue. C’est assez pour aujourd’hui et mon blog a repris
    quelques couleurs.<br>
    <br>
    Mais les réflexions de politique courante vieillissent mal; je parie que dans quelques années plus personne ne se souviendra des personnages de cette histoire pathétique et que nos enfants feront
    une moue&nbsp; disgracieuse lorsqu’on ressortira les patronymes de ces figurants. "Les morts ont tous la même peau " comme disait Boris Vian dont j’aime l’humour. Chers lecteurs, chères
    lectrices, amis sincères ou passants occasionnels, vous avez eu la bonté de lire ces lignes, il ne vous reste plus qu’à les oublier.<br></span>
  </div><br>
  <span style="font-size: 12pt;"><br>
  <br>
  Je vous souhaite un Bon Dimanche.</span><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 18:32:00 +0200</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-la-bonne-vie-38119588.html</guid>
                <category>le journal de la semaine</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-la-bonne-vie-38119588-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retour d’Italie]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-retour-d-italie-37214133.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <span style="font-size: 12pt;"><br>
  <br>
  <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/photo-copie-1.jpg" height="303" width="404"></span> <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
    <div>
      <div class="clearfix" style="width: 220px;">
        <div class="deezercob" style="text-align: center;">
          <div>
            <div>
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          </div>
        </div>
      </div>
    </div><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <br></span> <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il n’est rien de si doux pour moi que de faire revivre Stendhal, (ou pour être plus juste, l’idée que j’en
    ai) et à travers lui la longue file heureuse, cet embarquement pour Cythère, des voyageurs pour l’Italie. Un merveilleux élan nous lie, de Claude Gellée à J.H Fragonard, ( en passant par nombre
    d’âmes inconnues et oubliées, qu’aucune assomption spectaculaire ne viendra jamais élever - et tant mieux pour elles), nous emporte dans ce voyage vers le Soleil.<br>
    <br>
    Et faire revivre Stendhal c’est ce que j’ai voulu faire le mois dernier grâce à un court et excellent périple en Italie du Nord ( Stresa, Bologne, Ancône, Urbino, Mantoue, Novarra, Salo’ ). Au
    diable la famille et ses soucis d’argent, ses petits calculs moribonds, et ses velléités d’engendrements.</span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    J’ai retrouvé l’Italie que j’aime, celle qui rit, qui sourit et dit «ciao» aux petits enfants, l’Italie qui vibre, élégante et sensible, l’Italie des jeunes gens qui se rassemblent sur les places
    pour bavarder à la nuit tombante. Naples m’avait rembruni l’esprit, à tort, c’était de la mauvaise humeur. J’ai retrouvé l’Italie puissante et silencieuse, d’une Beauté hallucinante qui touche la
    moindre petite ville, l’Italie heureuse car la bonheur, un bonheur viril, énergique, est toujours ce qui reste même aux villes les moins jolies (ce qui est rare).</span> <span style=
    "font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <br>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_0898-copie-1.jpg" height="400" width="300"></span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    On oublie trop, ou plus généralement on ne sait pas, que Stendhal, avant même la Peinture, a célébré en Italie les femmes à caractères, les femmes capables d’amour; il s’agissait alors de prendre
    le contre-pied d’une galanterie à la française qui s’était déjà corrompue à l’air délétère du XIXème siècle et commençait à s’enfoncer avec l'humanité toute entière dans le stupre et une lourde
    pornographie d’où, si j’ai bien compris, elle n’est pas encore ressortie.</span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    L’Italie pour le grenoblois Stendhal, qui exécrait Grenoble, et qui serait bien gêné de s’y voir glorifié par une Université, ( tout comme ces lignes l’auraient sans doute mis mal à l’aise),
    c’était être à la fois loin et à côté. Loin de la province française abominée, qu’Henri Beyle fuyait. Mais surtout&nbsp;à côté du Siècle industriel et de la mise en bibelot du réel dont la
    perspective répugnante se profilait à l'horizon du temps qui passe. A côté du mouvement de l’Histoire puisque l’Italie était devenue au début du XIXème siècle, un vaste champ de jeu
    an-historique, et il faudra attendre la fin du XXème siècle pour voir ressurgir la péninsule, si je puis dire, comme poste avancé de l'infamie mafioso-spectaculaire (ce que Guy Debord a nommé
    «spectaculaire intégré»).</span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/photo1.jpg" height="225" width="300"></span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    &nbsp;<br>
    Je comprends bien Stendhal sur ces deux points décisifs pour une âme française. J’ai connu l’immonde Province de l’Est français, griffée de pluie. Quant à être à côté, je n’ai jamais rien fait
    d’autre de ma vie, être à côté de mon siècle, toujours trop près des vendeurs de choses, et autres pignoufs répugnants et quelconques pour qui «l’existence est comme un match de foot, on ne
    retient jamais que le résultat» ( si j’ai bien compris, dans mon cas mon équipe n'a marqué qu’un but ).<br>
    <br></span> <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Moi aussi, Monsieur Stendhal, j’ai fui cette ambiance de prison humide où les gens se lient pour vingt ans à des activités de souqueurs punis pour
    s’acheter je ne sais quelle maison ou appartement, et le revendre, avec pour tout plaisir, une nostalgie d’amour, des enfants qui grandissent et nos corps qui s’en vont. Pauvres forçats,
    galériens du réel, douaniers d’un enfer sous la surveillance des caméras d’Hortefeux, à lécher les pieds du couple présidentiel, quelle pauvre vie vous menez, comme je vous plains, comme je nous
    plains.<br>
    <br>
    <br>
    Bref. Chacun ses goûts, le mien c’est l’Italie. Aujourd'hui que je reviens vainqueur de cette longue campagne (cinq ans), nanti de mon butin d'amour (une femme et une nourissonne polissonne) j'ai
    des sourires masqués de vieux soldat matois, de grognard grigou étendant devant la cheminée ses bottes fûmantes. Et quels que soient les petits problèmes que j’ai pu avoir en iIalie, je garde
    dans&nbsp; mon âme parisienne le souvenir de ce Soleil du Sud pour qui mieux vaut un bon meurtre que trente ans de mauvaise humeur.</span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    Ah voyager en Italie, s'arrêter dans un petit hotel, écouter un peu de musique ancienne, regarder un vieux bâtiment, boire un expresso sur la terrasse...Tendre Italie, si charmante dés lors que
    l’on regarde les gens et que l’on oublie les rodomontades du Cavaliere Pantalon, je te raconterai un jour, toi et tes filles aux jambes longues sur les places rouges de Bologne, sous les feux
    finissants d’un Poséidon de marbre.</span> <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    <br></span><br>
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/photo2.jpg" height="225" width="300"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Oct 2009 07:30:00 +0200</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-retour-d-italie-37214133.html</guid>
                <category>Naples</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-retour-d-italie-37214133-comments.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[le saut de la baleine]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-36266581.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1387-copie-1.jpg" class="CtreTexte" height="374" width="500"><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">à Deauville, le 19 septembre 2009<br>
    Hotel du Golf<br>
    temps gris, matin, petite pluie fine<br>
    <br>
    Lire, écrire. Echapper au temps. Le monde existe ? Ah oui ? Il parait .... La Mondialisation dites vous ?.... AH oui vous voulez parlez du premier universel abstrait, cette communauté
    intersubjective, les humains... ah oui oui, je vois bien... je crois me souvenir ... parfois j'ai l'impression d'avoir juste dormi un peu trop longtemps... et que l'existence n'est qu'une
    parenthèse entre deux sommeils... comment vont-ils au fait ? ça ne va pas vous dites ? ... Oh lala vous m'en voyez bien chagrin... Bon je dois m'en aller, à bientôt... quelque chose me titille,
    là je sens, au bout de l'âme... frétille... mais c'est très excitant tout çà ... la vie m'attend... droit devant moi... à bientôt... bon courage... au revoir...<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Sep 2009 16:58:00 +0200</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-36266581.html</guid>
                <category>aaaahooooohparichotphilippe</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-36266581-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Méditation estivale]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-35231042.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/b.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="332"><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    A Naples, le 24 août 2009<br>
    <br>
    <br>
    C’est l’été: le temps s’étend. Il fait très chaud.<br>
    <br>
    Piscines, plages scintillantes, eaux salées. Caresse du soleil sur la peau parcheminée qui perd un peu de son aristocratie et va s’encanailler (légèrement) de couleurs sauvages. Je déconnecte.
    Téléphone éteint. Ordinateur consulté une fois tous les trois jours. Mes amis, les gens que j’aime, s’éloignent dans un doux lointain où je les chéris. La rumeur de Naples s’estompe dans la
    chaleur accablante de cette ville à trabochetta (pièges) où perdurent jusqu’à en vomir les escroqueries les plus «sfacciate» (éhontée), et où la vie semble se poursuivre avec l’énergie vorace de
    la pourriture ( Ai-je décrit l’Italie d’aujourd’hui ? ).&nbsp; Aucune ville du Monde ne m’a donné à ce point le désir de m’écrier avec un auteur latin: «Neapolis delenda est ! ». Il faut détruire
    Naples. Et lorsque Roberto Saviano, pourtant napolitain, a écrit Gommora» très bon livre devenu un film à succès, il avait sans doute dans l’esprit le sort des villes de la Bible dont le vice
    était si affreux que Dieu, parait-il, les a vouée à la destruction.&nbsp; Plusieurs jours après l’armistice les américains continuaient à bombarder Naples. «A tappeto»: le tapis de bombes... Ils
    visaient les civils !&nbsp; Le napolitain a l’art de se faire haïr. N'insistons pas.<br>
    <br>
    J’essaye de parler le moins possible. Bouquins. Je me sens, non pas seul, mais isolé par l’étrange activité de lire qui fait de moi, comme de tous les lecteurs, un être à part, quelqu’un de
    décalé.<br>
    <br>
    C’est bizarre: Internet a beau proposer des choses passionnantes, des sites formidables composés par de très belles personnes, je finis toujours par déserter l’écran et me retrouver face au
    papier, avec un stylo dans la main, dans la vraie vie. Poids des volumes, bruit des feuilles, tâche de l’encre. ENCRAGE : ANCRAGE. Musique réellement jouée par un véritable instrument. Voix
    réelle, voisine, de quelqu’un que je peux toucher.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/d.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="451"><br>
    <br>
    Là dans l’ombre, dans son lettino, ma petite Thalia bouge. Le moindre de ses gestes me ravit. Le petit amour vient de se réveiller et joue doucement...&nbsp; contrôle des objets nouveaux...
    agressive, mordante puis plus tranquille... il s’agit pour le nourrisson d’intégrer le réel... mais aussi de maîtriser sa propre violence, la fureur de l’instinct...&nbsp; Kung fu du premier
    âge.... J’arrive à aimer ce «média» qu’est Internet, et à travers Internet le miracle du langage partagé, mais j'exècre le Virtuel.&nbsp; La «virtual life» «second life» c’est un peu comme les
    randonnées à&nbsp; pied en montagne: Je n’y arrive pas. Ma première vie me suffit. Je n’ai pas besoin de m’en inventer une autre.<br>
    <br>
    Je me souviens de l’époque où j’ai commencé à écrire ce Blog, il y a quelques années. J’étais un peu inquiet à l’idée que ce que j’écrive puisse me nuire.&nbsp;</span> <span style=
    "font-size: 12pt;">Quelle naïveté !&nbsp;</span> <span style="font-size: 12pt;">Mon travail... les gens que j’aime....&nbsp; Mes clients, si aimables pourraient changer d'avis ! me disais je et
    ce serait à nouveau la misère... les rutabagas...&nbsp; la pâte à l'ail... Charmante méfiance... Je sais aujourd’hui que tout le monde (ou presque) se fout complètement de ce que je peux écrire !
    Ultime souci ! Et que même mes ennemis les plus acharnés ne me lisent plus, ou peu, s’empressent de m’oublier !&nbsp; Mes meilleurs amis ? «Ah oui t’as écrit un truc ?» avec un air de dire «bon
    Philippe nous t’aimons bien mais là tu vois nous aussi on a des problèmes !» J’en tire une conclusion:&nbsp; nous pouvons écrire et publier sur Internet tout ce que nous voulons ou presque... le
    procédé de <em>notre époque qui s’est déjà débarrassée de nous et de nos opinions</em>, et va son chemin d’INSTINCT sans nous demander notre avis, c’est de nous noyer d'indifférence. Tout ce qui
    n’arrive à pas à une grande écoute sur l’Agora globalisée n’existe pas. C’est aussi simple que cela. Après tout disons le tout net: Quelle tranquillité ! Sorti de l’Histoire ! Par expulsion !<br>
    <br>
    A l’époque j’avais décidé d’écrire sous mon nom d’état civil, peu convaincu par l’usage des «pseudos» qui méritent bien leur nom. Je les lisais comme les inutiles schizes de ceux qui me
    paraissaient simplement avoir honte de leur vie (je préfère ne pas parler des malheureux esclaves salariés qui n’ont pas même le droit d’avoir un nom ou des canailles que leur infamie obligent à
    cheminer masqué). J’étais pour ma part fier de porter haut le nom social reçu du hasard et partagé par le siècle, lui découvrant par hasard des racines anciennes (notamment un énigmatique Nicolas
    Parichot au début du XVIIème siècle, ce qui me remplit d’aise en me transportant immédiatement chez mon lointain cousin, aux temps d’Henri IV ). Et peu m’importait de savoir si l’Etat ou un
    quelconque service de police pouvait s’y intéresser. Il s’agissait alors d’apprendre à mieux me connaître.<br>
    <br>
    C’était l’époque où je croyais qu’un jour viendrait où les cochonneries de mon Temps, chienneries diverses, finiraient par être connues et que je pouvais compter sur les mots pour les révéler
    dans une espèce d’Apocalypse illuminante. Autre naïveté... Que dis je prodigieuse niaiserie ! Je reçois désormais par SMS sur mon téléphone portable les soi disant nouvelles extraordinaires du
    jour. Sonnerie... je sursaute, je lis... Des horreurs ! Un tel est mort: super !&nbsp; mille autres mitraillés: génial !&nbsp; il n’y a plus que des meurtres ! des morts martyrisés, des essaims
    de cadavres, attentats à la bombe, paquets suicides, massacres à moignons ! grande joie généralisée !&nbsp; Enthousiasmes collectifs !&nbsp; Ils font semblant bien sûr, s’indignent... mais avez
    Vous remarqué ?&nbsp; La grande nouveauté de nos temps est que le scandale ne scandalise plus: il fait bailler.&nbsp; Mieux: il amuse les convives... Simple exemple: le Zapping de la «chaine
    cryptée»... Canal Plus, ce refuge de la connerie bobo, se délecte aujourd’hui d’horreurs sanguinolentes hypocritement précédées d’un avertissement pour les enfants. Et nous voici parti pour 10
    minutes de macchabs empilés.&nbsp; Joie de vivre !<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/f.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="224"><br></span>
    <div style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 10pt;">Naples, août 2009</span>
    </div><span style="font-size: 12pt;"><br>
    L’infamie, l’injustice criante, le crime pervers, qu’on se le dise: çà leur plait ! Bourrés de Viagra jusqu'aux os, excités dès le matin par de vidéos pornos, s’imaginant la journée comme un cul
    à défoncer, une chatte à exploser, histoire de rebander un peu, Messieurs et Dames en redemandent ! çà les motivent&nbsp; ! Néron ressuscité ! La foule aux Anges... Le cirque ! Les Temps
    changent, dites vous... Jésus revient et déjà il pendouille ? Et qui s’en fout ! Pour sûr il passerait pas au 20H.... Il nous embête dirait-on... Pas assez «gore» le rabbin nerveux, trop
    réflexif-complexe, trop prise de tête le juif à paraboles... Torture trop fine la mise en croix... pas vendable, pas assez grand public, bazar local, palestinien... Sa crucifixion ferait pas
    virus sur You-Tube !&nbsp; ou alors deux jours maxi en juillet août... en période creuse... pour les curieux, badaux des sites... Mais Ta souffrance ? Sache le Ami: Orgasme absolu des nouveaux
    libertins, sadisme exquis, délectation aux chairs ouvertes ! Lourdes décharges saccadées... vos râles les font pâmer sans scrupules.... En prime ils vous chient dessus... s’en vantent...
    éjaculent... joyeux drilles ! Les nouveaux riches: Nier un holocauste, un génocide ? Révisionnistes les bobos ? Mais pas du tout ! Au contraire ! On veut des vidéos, des reportages, des bons gros
    plans... On ne déplorera jamais assez l’absence de documents d’époque... d’enregistrements fidèles, de photos couleurs... L’Apocalypse est repliée mon bon Philippe, emballée, vendue à l’encan....
    pas cher, pas cher... voilà l’affaire....<br>
    <br>
    Je pense à tout cela, mon Temps... déjà bien entamé... et je me dis:&nbsp; faut vraiment être de mauvaise foi pour dire ce que j’entends tous les jours «Philippe Parichot est vénéneux...» voilà
    un type bien empoisonnant.... râleur gênant plein d’opinions... un empêcheur de jouir à fond.... dément vengeur.... voueur aux gémonies.... fourbisseur de géhennes... remplisseurs d’ enfers avant
    l’heure...» Mais Le poison est partout ! L’enfer surpeuplé ! (pour ma part j’ai davantage peur de l’enfer que de la mort)&nbsp; Et ce n’est qu’un début ! qu’une succursale virtuelle, immense,
    vient de s’ouvrir... l’Annexe... ! Alors de plus en plus vous comprendrez chers lecteurs lectrices, je publie moins... je préfère me taire... lire tranquillement...<br>
    <br>
    <br>
    En ce moment je lis l<a href="http://www.lefigaro.fr/international/voyage-amerique-obama.php">es articles sur l’Amérique de François Hauter dans le Figaro</a>. Très intelligent, joliment écrit,
    un plaisir... et puis mon roman pour cet été: Pétrone, le Satyricon, un peu de langue latine parmi les ruines de Pompéi, Herculanum, c'est pas d'hier mais quelle importance... Pétrone: élégance
    insigne d’un style de dandy pour dire le vice le plus élargi... la vie...<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/e.jpg" class="CtreTexte" width="500" height="332"><br>
    <br>
    Sur «ma terrasse» napolitaine, mon observatoire... d’où je vois au loin la silhouette de Capri, cette montagne à chèvres, je profite du petit matin qui ici est une pure extase de lumière...
    quelque chose de vraiment euphorique avant le jour assommant... Ensuite la journée explose, c’est l’Afrique: vous vivez dans un&nbsp; four à Pizza. Mais pour l’instant les toits s’exaltent dans
    la lumière blanche, vive comme celle d’un long flash allumé, révélant chaque détail... jusqu’aux arbres dégringolant la montagne d’ISCHIA.&nbsp; «j’en profite» comme ils disent... ils dorment
    encore... ronflent... viendra bientôt le réveil du groupe, bruyant, et puis ils iront manger... et ensuite ce sera le début des ennuis, leur digestion... l’heure du caca... ils vont commencer à
    me regarder de travers... très gentiment... l’Inconscient bien tordu, biaisé, vicieux, absolument instinctuel et haineux...&nbsp; c’est que je le vois moi leur Inconscient quand ils me regardent
    au moment du caca... il vont le faire plus dur ? moins dur ?&nbsp; Mou ? la question ! Nouvelles du jour ! Oh Je le sais bien qu’ils me regardent en coin... ce français là qui écrit dans
    l’ombre.... çà va pas du tout... cet air fin supérieur un tantinet méprisant... agace franchement, titille, ces vieilles âmes de péquenots&nbsp; marioles arrivées intactes, matoises, aux rives de
    2009... D’ailleurs, disons le tout net, partagent-ils entre eux à l’heure de la Grappa, ce français de Parigi, et si on le faisait payer pour&nbsp; les crimes de Napoléon !&nbsp; Hein ! ce ne
    serait pas Justice ? ... Alors ils me sourient...&nbsp; surtout les dames... Oh c’est très inquiétant les sourires en Italie... pensez au sourire radieux de Berlusconi, le porc maquillé (il
    maiallino trucato), ses dents... la mort au sourire large... En Italie méfiez vous surtout des gens qui sourient... 9 fois sur 10 très mauvais signe: ils visent....<br></span>
  </div><br>
  <span style="font-size: 12pt;"><br>
  à suivre...<br>
  <br>
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  <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/a.jpg" class="CtreTexte" width="121" height="160"><br>
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  <br></span>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 20:04:00 +0200</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-35231042.html</guid>
                <category>aaaahooooohparichotphilippe</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-35231042-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Paradoxe sur l’écrivain]]></title>
        <link>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-34254384.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: right;">
      <span style="font-size: 10pt;"><br>
      <img src="http://idata.over-blog.com/0/27/75/24/nouveau-2/nouveau-2_1132.jpg" class="CtreTexte" height="374" width="500"><br></span>
      <div style="text-align: center;">
        <br>
      </div><span style="font-size: 10pt;"><br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      “Néanmoins la lampe allumée<br>
      &nbsp;sur l’interminable lecture”<br>
      <br>
      Philippe Jaccottet<br></span>
    </div><br>
    <br>
    <br>
  </div><span style="color: #888888;"><span style="font-size: 12pt;">Epigones:</span></span><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Un des problèmes de l’écrivain, le vrai (mais ce que j’annonce est vrai aussi de l’homme ou de la femme cultivée) est que ses qualités le rendent invisible. Il
    disparaît littéralement aux yeux du vulgaire (c’est à dire aujourd’hui aux yeux de presque tout le monde). Je dirai qu’il disparaît aussi sûrement que la Culture, l’Etude, la Lecture, la
    Méditation, toutes ces activités devenues presque interdites et qui tendent&nbsp; à présenter le réel comme plus complexe que ne le présentent le spectacle et le bavardage
    contemporain.<span style="color: #ff0000;">1</span> J’ajoute immédiatement que le fait que l’écrivain ou l’être cultivé soit peu visible n’empêche pas qu’il existe ! D’où sa&nbsp;
    difficulté&nbsp; quant il s’agit de se faire connaître. D’où la nécessité parfois de multiplier les simagrées, gestes ayant pour but d’attirer l’attention de lecteurs plus ou moins attentifs. Le
    seul avantage dans tout cela pour l’écrivain ou l’être cultivé est qu’il n’a pas besoin de se cacher&nbsp; puisque de toutes manières il ne sera pas vu. Ce qui rend particulièrement ridicule
    l’affirmation proclamée régulièrement par différents imposteurs: «je suis un écrivain». C’est aussi stupide que dire «regardez moi je suis invisible».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais alors qu’est qu’un véritable écrivain ? Je propose la réponse suivante: «c’est toujours à l’autre de le dire».</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">A vivre rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris, j’observe que le prestige de l’écrivain reste très fort. C’est bien sûr localisé à un quartier. Mais
    ce prestige est très amusant à observer. Ainsi les rues du quartier latin voient passer nombre d’épigones d’écrivains célèbres que l’on reconnaît à leur mine hautaine et à une revendication
    d’apparence aussi touchante que naïve. Aussi cheminent des Balzac en herbe, un Romain Gary apprenti, de petites Françoise Sagan menues, promenant à l’air libre un nez insolent, une George Sand
    cigare en bec ruminant quelque lettre salace, un jeune Proust à la moustache hautaine, et même un petit écrivain japonais dans le goût de Mishima cherchant âprement son Christ dans les allées du
    Musée de Cluny et&nbsp; autre chose de plus consistant dans les bosquets du voisinage. On me signale même un jeune Philippe Sollers reconnaissable à sa coupe au bol et à ses sourires
    égrillards.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Tout ceci est très tendre sous ma plume et n’implique aucunement un sentiment de supériorité sachant que j’ai longtemps été un Paul Morand en culottes courtes et
    que le simple goût des lettres suffit à me rendre quelqu’un infiniment respectable.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #888888;"><span style="font-size: 12pt;">Ecrivain:</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Les mots fuient mes amis, les mots fuient, et le réel aussi. La dévalorisation du mot “écrivain”, sa banalisation,&nbsp; ( tout le monde ou presque l’est devenu,
    avec cette variante quasi ornithologique “l’écrivain journaliste” qui m’a toujours fait penser à quelqu’un d’assis entre&nbsp; deux chaises ) n’est bien sûr pas innocente. Puisque tout le monde
    est devenu écrivain, personne ne l’est plus, c’est un corollaire logique: il n’y a donc plus d’écrivain. Et chacun d’y ajouter de sa propre confusion. C’est ce que l’on voudrait bien faire
    croire. Or je voudrais écrire ici on ne peut plus clairement en particulier à destination des jeunes gens qui commencent à lire:</span><br>
    <br>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">La multitude des pseudos-écrivains ne change rien. Il y a eu et il y a encore de vrais écrivains et c’est par le langage écrit que
    vous avez le plus de chance d’accéder à une compréhension du “réel”. L’immense effort de confusion de nos temps est inutile, Le “réel” est compréhensible, notre époque se laisse très bien
    comprendre, elle a sa logique, et quoi que l’on vous fasse croire, les Etudes de Lettres et de Philosophie possèdent les clés pour vous y faire accéder. Evidemment c’est un peu long, et ce ne
    sera pas immédiatement rentable mais un jour viendra où "le monde" vous sera très clair. Plusieurs livres importants, que je cite parfois,&nbsp; mais aussi l'usage de la lecture vous ouvriront
    les portes du Théâtre de votre Vie. Il ne tient qu’à vous de tenir le cap des bons livres.</span></span><br>
    <br>
    <span style="color: #888888;"><span style="font-size: 12pt;">Le théâtre:</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Parmi les mots qui ont changé de sens il y a le mot “théâtre”. En fait comme pour le mot “écrivain”, il a fallu pour le Parti des Obscurantistes prendre des
    dispositions. L’écrivain depuis 2 siècles avait fait trop de mal, il avait trop éclairci des choses qui n’auraient pas dû l’être. De même le Théâtre avait trop bien dénoncé les tartuffes et
    autres marioles de tous les temps. Le danger&nbsp; devenait&nbsp; réel. Le résultat de tout cela est l’invention au XIX ème siècle du “Show”, du Spectacle, mais aussi au XXème&nbsp;
    l’hyper-diffusion du Cinéma (lequel aurait pu rester un phénomène secondaire) qui joint à la télévision comme instrument d’abrutissement des masses,&nbsp; a marginalisé le théâtre au point
    qu’aujourd’hui on peut dire que <span style="color: #000000;">le Théâtre est partout sauf au Théâtre !</span> Je choisis pour illustration de mes dires une pauvre dame qui s’est présentée à moi
    récemment comme comédienne (dans mon esprit borné toutes les femmes sauf Marguerite Duras sont, par bonheur, des comédiennes, et se présenter comme authentiquement comédienne a quelque chose
    d’obscène). J’ai encore sa carte de visite. Je la regarde: visage difficile, mauvais divorce, vie lourde; chacun de ses rôles ,qu’elle quémande comme une aumône, lui fait échapper à sa vie
    affreuse.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ce que l’on appelle “Théâtre” aujourd’hui c’est souvent le refuge de ces pauvres êtres auxquels manque tout courage politique qui s’imaginent faire une Thérapie
    quand il s’agit seulement d’échapper à la tyrannie de leurs opinions démenties ou de leurs choix ratés. De l’autre côté de ce&nbsp; phénomène à deux faces, il y a la profusion des Shows, appelés
    parfois “théâtre”, c’est à dire l’Industrie de l’Aveuglement. Qui se souvient qu’il y a à peine cent ans&nbsp; «actrice» ou «comédienne» étaient des mots synonymes de «prostituées» ? Leurs
    protecteurs étaient de riches banquiers qui finançaient ainsi leurs divertissements d’après repas. C’était le bon vieux temps de l’Opéra de Paris.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Audrey Tautou, Carole Bouquet, des prostituées de luxe ? des pantins stupides et qui servent de façade à l'Infamie la
    plus dégueulasse, des bombonnes ignorantes comme le bois et qui s'imaginent du pouvoir, marionnettes archi-vendues à tous les Pouvoirs possibles et qui ne le savent même plus, sottes
    polichinelles de la Mascarade Politique toujours plus salement corrompue, liée-complice aux pires mafias ? Peut être oui... peut être non ! A quel prix buvons nous du café en Europe !</span>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #ff0000;">2</span></span><br>
    <br>
    <span style="color: #888888;"><span style="font-size: 12pt;">Parichot:</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">Ah Philippe Parichot, Philippe Parichot tu recommences avec tes remarques désobligeantes... tu n’es donc pas mort ? On nous avait pourtant dit... un enfant, une
    femme... il est cuit !&nbsp;&nbsp; Allons mes amis, avouons, pour Trois ou Quatre vrais comédiens qui sont de réels artistes, combien de ces demi-catins qui ne resteront dans l’Histoire que comme
    de répugnantes courtisanes sans esprit, sinistres greluches de la bonne conscience télévisée qui auront poussé la crétinerie jusqu’à ignorer l'appellation de leur vrai métier ? Gageons encore que
    la Mort, qui vieillit les visages et pourrit les corps, leur vieille amie, viendra leur dire la vérité.</span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">1) C’est un pli de l’histoire, nous n’y changerons rien. Nous allons très tranquillement vers des temps obscurs qui n’auront rien à envier aux ténèbres
    cimmériennes.</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">2) Le temps, mais aussi le travail et le témoignage des gens cultivés se chargeront d’éclaircir tout cela et de démontrer le versant Horrible de nos Temps et de ce
    qui restera à tout jamais sous l'appellation “société du spectacle”</span><span style="font-size: 12pt;">, - CECI DIT SANS ILLUSIONS car il est vrai aussi que l'horreur est à la mode et qu'il y a
    de plus en plus d'amateurs pour jouir du spectacle de la misère et de la souffrance...</span><br>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 26 Jul 2009 17:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-34254384.html</guid>
                <category>le journal de la semaine</category>        <comments>http://aaaahooooohparichotphilippe.over-blog.com/article-34254384-6.html#c</comments>                    </item>
  
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